mercredi 1 novembre 2017

Caro/Jeunet s'invitent dans Flashback


L'univers foisonnant et inventif de Caro et Jeunet s'invite dans le nouveau numéro de Flashback à l'occasion de l'exposition qui leur est consacrée à la Halle St Pierre à Paris. Marc Caro nous fait même l'amitié d'être l'invité de l'émission, nous révélant quelques trucs et astuces du fameux duo ainsi que les coulisses de leurs tournages (Jean-Claude Dreyfus ne devait pas interpréter le rôle du boucher dans Delicatessen). Un voyage loufoque et singulier à ne pas rater. 


Nous revenons dans l'émission sur la riche programmation du festival Lumière, la rétrospective Luchino Visconti à la Cinémathèque française, sur deux cycles autour du cinéma soviétique sans oublier les nombreuses ressorties, parmi lesquelles Deux hommes en fuite, un Joseph Losey méconnu, Ma vie de Chien de Lasse Hallström, Notre pain quotidien de King Vidor et le délectable Knock de Guy Lefranc avec Louis Jouvet dans l'un de ses plus grands rôles.  


Antoine Sire évoque enfin la carrière du cinéaste Wong Kar-Wai, Prix Lumière 2017, à l'occasion de la ressortie dans les salles de cinq long métrages tournés dans les années 90. 


Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio.
L'émission est à retrouver en podcast sur Soundcloud et ITunes.

dimanche 1 octobre 2017

Une histoire du cinéma français dans Flashback


Pour son numéro de rentrée, Flashback vous propose une plongée dans les arcanes du cinéma français à travers le livre Histoire secrète du cinéma français de Michel Pascal. L'auteur évoque pour nous Daniel Toscan Du Plantier, Jean-Pierre Rassam, les frères Seydoux, Bertrand Blier, des personnalités marquantes qui ont bouleversé le paysage du septième art hexagonal des années 70 et 80. 



Dans le reste de la programmation, les ressorties dominées par la restauration 3D de Terminator 2 de James Cameron, le méconnu Phase IV de Saul Bass (le créateur de génériques des films d'Hitchcock et Preminger) et La Solitude du coureur de fond de Tony Richardson, sans oublier les rétrospectives dédiées à Milos Forman et Jacques Tourneur. 

Flashback évoque également les disparitions de Jeanne Moreau et Mireille Darc, Antoine Sire revenant plus particulièrement sur celle de Jerry Lewis.

Enfin, les éditions Blu-Ray DVD du diptyque Jean De Florette / Manon des Sources de Claude Berri, du réjouissant La Fête à Henriette de Julien Duvivier et deux classiques hollywoodiens, Soudain l'été dernier de Joseph L. Mankiewicz et Picnic de Joshua Logan. 

Antoine Jullien

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio. 
L'émission est également disponible en podcast sur Soundcloud et ITunes. 



dimanche 30 juillet 2017

Jerry Schatzberg, invité exceptionnel de Flashback


Jerry Schatzberg est l'invité exceptionnel de Flashback. Honoré lors du dernier Champs-Elysées Film Festival, le cinéaste revient sur sa filmographie couronnée d'une Palme d'Or pour L'Epouvantail en 1973. Réalisateur phare du Nouvel Hollywood, il signe un premier long métrage très autobiographique, Portrait d'une enfant déchue, avant de révéler Al Pacino dans Panique à Needle Park sur le quotidien de toxicomanes à New-York. Après L'Epouvantail, sa carrière connaîtra des hauts et des bas, ne retrouvant pas le brio des seventies. A 90 printemps, l'homme n'est pourtant pas prêt de raccrocher, nous en disant même un peu plus sur son nouveau projet avec Guillaume Canet. 


Dans les ressorties de l'été à ne pas manquer, citons le cultissime Le Lauréat de Mike Nichols, l'étrange Equus de Sidney Lumet, le méconnu Miracle Mile de Steve De Jarnatt et l'uppercut Fight Club de David Fincher. 


Antoine Sire nous raconte l'histoire mouvementée de Pas de printemps pour Marnie, le "grand film malade "d'Alfred Hitchcock, à l'occasion de la ressortie du film en version restaurée.  

Enfin, l'auteur et réalisateur Doug Headline revient pour nous sur la carrière de Don Siegel, le réalisateur de L'Inspecteur Harry et des Proies, et plus particulièrement sur l'un de ses meilleurs films, Tuez Charley Varrick, qui sort dans une très belle édition DVD/Blu-Ray chez Wild Side. 

Antoine Jullien

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio. 
L'émission est aussi disponible en podcast sur Itunes et Soundcloud

samedi 24 juin 2017

Un Flashback Impitoyable


Michèle Halberstadt est l'invitée du 10ème numéro de Flashback à l'occasion de la parution de son livre Brèves rencontres dans lequel elle relate ses nombreuses interviews du personnalités du cinéma, à l'époque où elle était journaliste à Radio 7 puis rédactrice en chef du magazine Première. 


Dans le reste de l'actualité du cinéma classique, les nombreuses ressorties à commencer par la restauration 4K d'Impitoyable de Clint Eastwood, le dernier des "grands" westerns, mais aussi Epouses et Concubines de Zhang Yimou, L'homme aux cent visages de Dino Risi et Le Point de Non-Retour de John Boorman qui fête son 50ème anniversaire. Le réalisateur de Délivrance est par ailleurs honoré à la Cinémathèque française à l'occasion de la rétrospective intégrale de son œuvre. 

Antoine Sire revient sur l'un des ses films de chevet, le méconnu Georgia d'Arthur Penn, chronique attachante des années 60 qui sort dans une belle édition DVD. Nous parlons également du coffret DVD/Blu-Ray de 5 films du cinéaste inclassable Barbet Schroeder. 

Antoine Jullien 

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio



jeudi 15 juin 2017

Champs-Elysées Film Festival, 6ème


Comme chaque année au mois de juin, la plus belle avenue du monde se transforme en artère cinéphile incontournable de la capitale. Durant une semaine, le Champs-Elysées Film Festival, qui fête sa sixième édition, honore le cinéma français et américain à travers plusieurs évènements. 

Tout d'abord, une compétition de longs métrages indépendants qui seront récompensés par le jury présidé par Randal Kleiser, le réalisateur de Grease, et Pierre Lemaître, lauréat du Prix Goncourt 2013. 

Le public pourra également découvrir une série d'avant-premières en présence des équipes de films, et rencontrer plusieurs personnalités, invités d'honneur du festival : Claude Brasseur, Elsa Zylberstein, les frères Larrieu et Jerry Schatzberg. 

 
La Nouvelle-Orléans est à l'honneur grâce à une programmation autour de 7 films ayant pour décor cette ville mythique, théâtre de La Féline de Jacques Tourneur ou Angel Heart d'Alan Parker. 

Enfin, nouveauté de cette édition, la terrasse du Publicis sera ouverte aux festivaliers qui pourront s'y retrouver chaque soir pour écouter la nouvelle scène parisienne.

Les films sont à déguster dans tous les cinémas des Champs-Elysées : le Balzac, le Gaumont Marignan, le Lincoln, le Publicis Cinema, l'UGC George V et le Club de l'Etoile. 

Champs-Elysées Film Festival du 15 au 22 juin 
Informations : http://www.champselyseesfilmfestival.com/2017/

lundi 12 juin 2017

Mon Cinématographe à Cannes - Un palmarès en demi-teinte


Le jury, présidé par Pedro Almodovar, a rendu son verdict. The Square de Ruben Ostlund remporte la Palme d'Or, à la surprise générale. En effet, le quatrième long métrage du cinéaste, s'il comporte quelques instants vraiment savoureux, traîne terriblement en longueur et finit par répéter lourdement son message un brin trop moralisateur.  

The Square de Ruben Ostlund - Palme d'Or

Promis à la plus haute marche, Robin Campillo doit se contenter du Grand Prix pour 120 battements par minute, vibrante chronique des années sida et des militants d'Act Up qui devrait connaître un fort retentissement lors de sa sortie en salle.

On est beaucoup plus circonspect en revanche devant le prix de la mise en scène décerné à Sofia Coppola pour Les Proies, nouvelle adaptation du roman de Thomas Cullinan, très inférieure à celle de Don Siegel avec Clint Eastwood (voir la vidéo).

Le prix d'interprétation féminine revient à Diane Kruger pour son interprétation très balisée d'une mère vengeresse dans le médiocre In the Fade de Fatih Akin (voir la vidéo). 

Faute d'amour Andreï Zviaguintsev - Prix du Jury

Andreï Zviaguintsev, le brillant réalisateur de Leviathan et Elena, glane le prix du jury pour Faute d'amour, nouvelle radiographie malade de la Russie et démonstration implacable et désespérée (un peu trop) d'un couple à la recherche de leur enfant disparu.

Mais notre coup de coeur est sans conteste A beautiful day (You were never really here) de Lynne Ramsay (la réalisatrice de We need to talk about Kevin) qui a valu à Joaquin Phoenix un incontestable prix d’interprétation. Au sommet, l'acteur interprète un mercenaire qui traque un réseau de pédophiles. La cinéaste, qui a également raflé un curieux prix du scénario, nous subjugue par sa mise en scène ultra sensitive, nourrie d'un impressionnant travail sur l'image et le son. Une œuvre magistrale à découvrir absolument dans les salles à la rentrée prochaine. 

Antoine Jullien




Palmarès du 70ème Festival de Cannes

Palme d'Or
THE SQUARE de Ruben Ostlund (sortie le 18 octobre)

Grand Prix 
120 BATTEMENTS PAR MINUTE de Robin Campillo (sortie le 23 août)

Prix de la mise en scène
LES PROIES de Sofia Coppola (sortie le 23 août)

Prix d'interprétation masculine 
JOAQUIN PHOENIX dans A BEAUTIFUL DAY de Lynne Ramsay

Prix d'interprétation féminine
DIANE KRUGER dans IN THE FADE de Fatih Akin

Prix du Jury 
FAUTE D'AMOUR d'Andreï Zviaguintsev (sortie le 20 septembre)

Prix du Scénario 
A BEAUTIFUL DAY de Lynne Ramsay
MISE A MORT DU CERF SACRE de Yorgos Lanthimos (sortie le 1er novembre)

mardi 6 juin 2017

Mon Cinématographe à Cannes - Ozon bouscule, Polanski trébuche


Le festival de Cannes touche à sa fin avec la présentation de l'Amant Double de François Ozon en compétition, le dernier représentant de la sélection tricolore après Rodin de Jacques Doillon, Le Redoutable de Michel Hazanavicius et 120 battements par minute de Robin Campillo qui a fait chavirer la Croisette (voir la vidéo). 

Après le minimalisme et la sobriété de Frantz, le réalisateur de 8 femmes se lance dans un thriller érotique sous l'emprise de Brian De Palma et David Cronenberg. Si Ozon ne réussit pas tout ce qu'il entreprend et qu'il frise le grotesque à plusieurs reprises, il parvient par intermittence à nous captiver par sa mise en scène et surtout par le magnétisme de Marine Vacth, révélée par le même Ozon dans Jeune&Jolie, et qui irradie le film de sa présence. 

L'Amant double de François Ozon

Une fois n'est pas coutume, Roman Polanski présentait son nouveau long métrage hors compétition. Il adapte, avec la complicité d'Olivier Assayas, le roman de Delphine Le Vigan, D'après une histoire vraie, soit une intrigue entre deux femmes nourrie de manipulation et de séduction. Un sujet idéal pour le cinéaste qui signe néanmoins une œuvre mineure et un peu boiteuse, handicapée par son casting et l'interprétation caricaturale d'Eva Green.

Antoine Jullien


dimanche 28 mai 2017

Mon Cinématographe à Cannes - Nicole Kidman, reine du festival


Mon Cinématographe, en partenariat avec CineCinephile.com, évoque plusieurs longs métrages présentés en compétition dont deux interprétés par Nicole Kidman : Les Proies de Sofia Coppola et Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos. Le premier est une nouvelle adaptation, assez vaine, du roman de Thomas Cullinan, 47 ans après celle de Don Siegel avec Clint Eastwood, et le second est le nouveau long métrage du réalisateur de Canine et The Lobster.

Nous débattons également de Good Time de Josh et Ben Safdie avec un Robert Pattinson très convaincant dans ce thriller sous forte influence, et In the Fade de Fatih Akin dans lequel Diane Kruger se met dans la peau d'une femme qui perd son mari et son fils suite à un attentat mené par des néonazis. Un film étonnamment plat et schématique qui confirme le lent déclin du cinéaste.

lundi 22 mai 2017

Mon Cinématographe à Cannes - 120 battements qui affolent le palmomètre


Mon Cinématographe vous propose un tour d'horizon des films présentés lors du 70ème festival de Cannes, en partenariat avec CineCinephile.com. Son rédacteur en chef, Kevin Halgand, revient pour nous sur plusieurs longs métrages, à commencer par The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach, le réalisateur de Frances Ha et While we're young qui vient pour la première fois en compétition. Après Okja de Bong Joon-ho (voir la vidéo), voilà un film une fois encore soutenu par Netflix qui a fait décidément grincer quelques dents.
The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach

Le récit d'une fratrie en conflit rassemblée autour de leur père vieillissant, porté par un casting 4 étoiles (Dustin Hoffman, Ben Stiller, Emma Thompson, Adam Sandler) qui n'a pas particulièrement emballé Kevin malgré une habileté dans le scénario qui alterne la comédie et le drame mais pour un résultat trop convenu.

120 battements par Minute de Robin Campillo

120 battement par Minute de Robin Campillo a fait chavirer les festivaliers et la presse qui en font déjà une possible Palme d'Or. Le cinéaste, remarqué grâce à l'excellent Eastern Boys, nous plonge dans la France du début des années 90, en suivant le combat des activistes d'Act up dans leur lutte face au fléau du sida. 

A contrario de l'emballement général, Kevin est resté plus mesuré, séduit par la première partie mais moins convaincu par la seconde qui s'intéresse à une histoire d'amour entre deux militants. Un film qui a pourtant de fortes chances de remporter un prix et l'adhésion du président du jury, Pedro Almodovar. 

Wind River de Taylor Sheridan

Enfin, coup de projecteur sur un long métrage présenté dans la section Un Certain Regard. Wind River est le premier film en tant que réalisateur de Taylor Sheridan, le brillant scénariste de Sicario et Comancheria. Il dirige Jeremy Renner et Elizabeth Olsen qui vont mener une enquête autour du meurtre d'une femme retrouvée dans l'immensité des paysages du Wyoming. Un thriller efficace à défaut d'être très surprenant.   

Antoine Jullien

samedi 20 mai 2017

Mon Cinématographe à Cannes - Netflix s'invite sur le tapis rouge


Mon Cinématographe, en partenariat avec CineCinephile.com, est au 70ème Festival de Cannes pour vous faire vivre les temps forts de la sélection officielle qui a débuté avec le film d'Arnaud Desplechin, Les Fantômes d'Ismaël, présenté en ouverture hors compétition. L'histoire d'un amour disparu qui revient d'entre les morts, interprété par Mathieu Almaric, Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg, et sans conteste l'un des plus grand ratages du cinéaste français chéri des critiques. Desplechin se montre incapable d'unifier deux histoires qui ne prennent jamais corps, alourdies par des dialogues sentencieux et une direction d'acteurs calamiteuse d'où surnage uniquement la vibrante Charlotte Gainsbourg. De citations hitchcockiennes hasardeuses en déconstruction de récit inutile, Desplechin ne trouve jamais l'inspiration en échouant sur toute la ligne.


Okja de Bong Joon-ho

La plateforme américaine Netflix s'est invitée dans une polémique qui a secoué la Croisette en présentant deux longs métrages qu'elle a produit dont le nouveau film du coréen Bong Joon-Ho, Okja, avec Tilda Swinton et Jake Gyllenhaal. Le brillant réalisateur de Mother et The Host nous embarque dans un film où se mêle le conte, la critique sociale et l'aventure et qui a été plutôt bien reçu. Une œuvre qui ne risque pourtant pas de se retrouver au palmarès, si l'on en croit les propos du président du jury, Pedro Almodovar, qui conteste le fait que Netflix ne diffuse pas le film dans les salles de cinéma mais uniquement sur son site, dès le 28 juin.
Wonderstruck de Todd Haynes

Le réalisateur Todd Haynes, auréolé du succès cannois de Carol, revient en compétition avec Wonderstruck dans lequel il raconte, sur deux époques distinctes, le parcours de deux enfants sourds dont l'un se passionne pour la carrière d'une mystérieuse actrice jouée par Julianne Moore. Todd Haynes adapte le romancier Brian Selznic, l'auteur d'Hugo Cabret, et livre une œuvre assez éloignée de ses films précédents. 

Mon Cinématographe est allé à la rencontre des festivaliers afin de recueillir leurs premières réactions sur ces deux longs métrages très attendus. 

Antoine Jullien

mercredi 17 mai 2017

La Sélection du 70ème festival de Cannes

 
Le festival de Cannes fête cette année son soixante-dixième anniversaire que le délégué général, Thierry Frémaux, a voulu festif en proposant aux festivaliers de nombreux évènements. 

Le 23 mai, une soirée célèbrera ces 70 bougies sous la présidence d'Isabelle Huppert et en présence de nombreux cinéastes ayant obtenu la Palme d'Or ou ayant marqué l'histoire du festival. 

Un festival qui verra Clint Eastwood et Alfonso Cuaron donner une master-class, deux illustres réalisateurs présenter en première mondiale leur nouvelle création : David Lynch avec la nouvelle saison de sa série culte Twin Peaks, et Jane Campion avec Top of the Lake, sans oublier Alejandro Gonzalez Iñárritu qui dévoilera le premier film en réalité virtuelle présenté sur la Croisette. 

 
Comme chaque année, la manifestation verra une vingtaine de longs métrages se disputer la Palme d'Or sous l’œil du jury présidé par Pedro Almodovar. 

Une sélection qui distingue quelques cinéastes habitués dont le double palmé Michael Haneke qui tentera de remporter un troisième sacre grâce à Happy End et son casting de haute volée (Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant, Mathieu Kassovitz, Toby Jones), le russe Andreï Zviaguintsev (Faute d'amour) et la japonaise Naomi Kawase (Vers la lumière). 

Happy End de Michael Haneke

Côté français, deux figures majeures de notre histoire culturelle verront leurs états d'âme portés à l'écran. Jean-Luc Godard, période 68, a inspiré à Michel Hazanavicius Le Redoutable interprété par Louis Garrel tandis que Jacques Doillon fait un come-back en filmant le sculpteur Auguste Rodin sous les traits de Vincent Lindon. Parmi les nouveaux venus, Robin Campillo, remarqué grâce à l'excellent Eastern Boys, présentera 120 minutes par minute sur la naissance d'Act Up. François Ozon, qui n'a jamais décrocher la timbale, tentera de conjurer ce mauvais sort en proposant un thriller érotique, L'Amant double, avec Marine Vacth et Jérémie Rénier. 

Le Redoutable de Michel Hazanavicius

Côté américain, Todd Haynes (Carol, Loin du paradis) adapte l'auteur Brian Selznick dans Le Musée des Merveilles, les frères Safdie font leur entrée en compétition en embarquant Robert Pattinson dans un braquage qui tourne mal (Good Time), et Sofia Coppola tentera un retour en forme en adaptant à l'écran Les Proies de Thomas Cullinan, 45 ans après le classique de Don Siegel, épaulé par un casting très classe emmené par Colin Farrell, Kirsten Dunst, Elle Fanning et Nicole Kidman. 

L'actrice australienne sera sans conteste la reine de ce festival, présente dans trois films en sélection officielle (Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos, How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell) et dans la série de Jane Campion. 

D'autres cinéastes seront aussi attendus, de Lynne Ramsay avec A beautiful Day porté par Joaquin Phoenix à Ruben Ostlund pour The Square

Okja de Bong Joon Ho

Netflix devrait faire grincer quelques dents sur le tapis rouge. Deux longs métrages produits et distribués par la plateforme américaine sont présentés en compétition : Okja du coréen Bong Joon Ho et The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach. Deux œuvres, qui, si elles venaient à remporter le Graal suprême, ne seraient pas visibles sur les écrans français. Un peu désordre tout de même. 

D'après une histoire vraie de Roman Polanski

Enfin, deux cinéastes habitués à la course à la Palme d'Or dévoileront leurs nouveaux longs métrages hors compétition : Arnaud Desplechin ouvrira le festival avec Les Fantômes d'Ismaël et Roman Polanski présentera D'après une histoire vraie, ensorcelé par son duo de feu et de glace, Emmanuelle Seigner et Eva Green.  

Mon Cinématographe, en partenariat avec CineCinephile.com, couvre l'évènement.

Film d'ouverture 

Les fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin - sortie le 17 mai

En compétition

120 battements par minute de Robin Campillo - sortie le 23 août
In the Fade de Fatih Akin - 10 janvier 2018
Le jour d'après de Hong Sang Soo - 7 juin
Good Time de Ben et Joshua Safdie - 13 septembre 
Happy End de Michael Haneke - 4 octobre
Vers la lumière de Naomi Kawase - 10 janvier 2018
La lune de Jupiter de Kornel Mundruczo - 22 novembre
Une femme douce de Sergei Loznitsa - 16 août 
L'Amant double de François Ozon - 26 mai
Le Redoutable de Michel Hazanavicius - 13 septembre
Faute d'amour d'Andreï Zviaguintsev - 20 septembre
Okja de Bong Joon-ho
Rodin de Jacques Doillon - 24 mai
Les Proies de Sofia Coppola - 23 août 
Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos - 1er novembre
The Meyerowitz Stories  de Noah Baumbach
The Square de Ruben Ostlund - 18 octobre
Le Musée des Merveilles de Todd Haynes - 15 novembre
A beautiful day de Lynne Ramsay - 8 novembre

Hors Compétition 

Une prière avant l'aube de Jean-Stéphane Sauvaire
The Villainess de Byung-gil Jung
Sans pitié de Byun Sung-Hyun - 28 juin
D'après une histoire vraie de Roman Polanski - 1er novembre
How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell - 25 avril 2018
Visages, Villages d'Agnès Varda et JR - 28 juin

 70ème festival de Cannes, du 17 au 28 mai

samedi 13 mai 2017

Flashback sous le signe du glamour



Le nouveau Flashback est en partie dédié au festival de Cannes qui a lieu du 17 au 28 mai. Nous évoquons la sélection de Cannes Classics et Antoine Sire revient sur les films qui ont fait scandale sur la Croisette, depuis la création du festival en 1939. Et à l'heure du tapis rouge et des paillettes, nous parlons du cycle Glamour au Forum des Images en compagnie de Fabien Gaffez, le responsable de la programmation. Une célébration, en 53 films, des actrices de l'âge d'or hollywoodien et celles d'aujourd'hui qui tentent de raviver le mythe. 



Dans l'actualité des ressorties, David Lynch se taille une place de choix avec la restauration de trois longs métrages dont Mulholland Drive, son œuvre la plus labyrinthique, et Twin Peaks : Fire Walk with me, prequel de la fameuse série du même nom dont on attend la suite avec une certaine impatience. 

Nous évoquons aussi les reprises de Faster Pussycat, Kill Kill !! de Russ Meyer, le pape de la série B aux décolletés plongeants, et deux manifestes à la nature : Les Moissons du Ciel de Terrence Malick et Et au milieu coule une rivière de Robert Redford. 

Enfin, nous mettons un coup de projecteur sur deux livres consacrés à Danielle Darrieux qui vient de fêter ses 100 ans, et Paul Verhoeven, le réalisateur sulfureux de Robocop et Elle

Antoine Jullien 

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio



samedi 8 avril 2017

Flashback - La célébration du cinéma de patrimoine


Dans Flashback, nous célébrons le cinéma de patrimoine et ses nombreuses versions restaurées. Nous ne pouvions donc pas passer à côté du festival Play it Again (5 au 11 avril) qui fête cette année sa troisième édition. Jean-Fabrice Janaudy des Acacias et Anne-Laure Brénéol de Malavida Films nous parlent de cette manifestation qui se déroule dans près de 200 salles partout en France, proposant au public une belle sélection de classiques parmi lesquels Blow Up de Michelangelo Antonioni, Mauvais Sang de Léos Carax et Freaks de Tod Browning. 



Dans ce 8ème numéro, Antoine Sire revient sur la carrière de Jacques Becker, le réalisateur du Trou et de Touchez Pas au Grisbi, dont une grande rétrospective a lieu actuellement à la Cinémathèque française. 

Utu de Geoff Murphy, Un Américain à Paris de Vincente Minelli, De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites de Paul Newman et Manhattan de Woody Allen font partie des principales ressorties du mois d'avril. 

Enfin, nous consacrons un focus sur la magnifique édition Ultra-Collector DVD/Blu-Ray de Phantom of the Paradise, le film culte de Brian De Palma.  

Antoine Jullien 

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio

 

samedi 25 mars 2017

Grave

 
Pour son premier long métrage, Julia Ducournau a frappé un grand coup. Qu'une réalisatrice française s'engage dans la voie trop souvent malmenée du film d'horreur made in France, voila une démarche pour le moins audacieuse, et la raison première de sa présence dans une trentaine de festivals (Cannes, Sundance, Gérardemer....) et son déferlement de critiques dithyrambiques, qualifiant l’œuvre de "déflagration" et de "choc". Mais la jeune cinéaste ne se contente pas d'explorer le genre, elle le transgresse allègrement en invoquant le cannibalisme et les démons de la chair. Si le résultat n'est peut-être pas la bombe attendue, il mérite vraiment que l'on s'y arrête de prêt.

Dans la famille de Justine, tout le monde est végétarien et vétérinaire. A 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d'intégrer l'école vétérinaire ou sa sœur aînée est également élève. Mais à peine arrivée dans l'établissement, elle subit un bizutage qui la force à manger de la viande pour la première fois de sa vie. Les conséquences ne vont pas se faire attendre. 


Julia Ducournau attache un souci particulier au décor qu'elle filme de manière très anxiogène. La séquence de bizutage qui montre les nouveaux arrivants totalement soumis aux anciens, évoque un climat concentrationnaire duquel il n'est pas possible de s'extirper, au risque d'être mis au ban des exclus. L’atmosphère sauvage et animale qui imprègne le lieu accentue le malaise et traduit les mutations de Justine. Julia Ducournau nous plonge dans un cinéma organique et sensitif percutant qui ne s'interdit pas certains dérapages et situations saugrenues, au bord du grotesque, notamment lors d'une improbable séquence d'épilation qui pourrait bien rester dans les mémoires.

A l'inverse de certains de ses confrères, la cinéaste respecte les codes du genre en ne le prenant jamais de haut, convoquant ainsi moult références, de David Cronenberg à Dario Argento pour l'utilisation très réussie de la musique. Et le cannibalisme finit par contaminer tout l'ensemble. Une déviance filmée à la fois comme une métamorphose et une métaphore sexuelle et identitaire. Justine découvre ainsi sa véritable nature, scandaleuse, et à travers elle l'amour de sa sœur. La complicité qui unit les deux femmes, parfois très crue, est incarnée par deux comédiennes étonnantes, Ella Rumpf et Garance Marillier dont la présence étrange irrigue tout le film. Et s'il souffre de quelques trous d'air, Grave s'achève sur une révélation bien compliquée à résoudre pour notre "héroïne". L'envie de fringale n'est pas prête de s'estomper. 

Antoine Jullien 

France / Belgique - 1h38
Réalisation et Scénario : Julia Ducournau 
Avec : Garance Marillier (Justine), Ella Rumpf (Alexia), Rabah Naït Oufella (Adrien) , Laurent Lucas (Le père). 

dimanche 12 mars 2017

Flashback - 7ème


Flashback, votre rendez-vous mensuel dédié à l'actualité du cinéma classique, en est déjà à son septième numéro. Chaque mois, avec Antoine Sire, nous faisons (re)vivre le cinéma d'hier à travers les très nombreux évènements qui lui sont consacrés.

Au programme, les rétrospectives autour de Dino Risi, le maître de la comédie italienne, à l'Institut Lumière, et Dorothy Arzner, la seule femme cinéaste de l'âge d'or hollywoodien que la Cinémathèque française met à l'honneur quelques mois après le festival Lumière de Lyon. 

Parmi les ressorties du mois de mars, nous revenons sur Le Diabolique Docteur Mabuse, œuvre ultime de Fritz Lang qui était de retour en Allemagne après plus de vingt ans passés au Etats-Unis, L'Emploi d'Ermano Olmi qui s'inscrit dans la tradition du néoréalisme italien ou encore Le Lion en Hiver d'Antony Harvey avec Katherine Hepburn et Peter O'Toole. 


L'émission permet aussi de se replonger dans l’œuvre de cinéastes totalement oubliés tels que le polonais Walerian Borowczyk dont les films ont fait scandale à l'orée des années 70. Mêlant l'érotisme à la triviliatié avec un souci certain de la provocation, le réalisateur est aujourd'hui célébré à l'occasion de l'édition d'un très beau coffret DVD chez Carlotta et d'une rétrospective intégrale au Centre Pompidou. 
 
Antoine Sire revient sur la haine réelle ou fantasmée entretenue par les actrices de légende Joan Crawford et Bette Davis sur le tournage de Qu'est-il arrivé à Baby Jane que raconte la nouvelle série Feud créée par Ryan Murphy et actuellement diffusée sur la chaîne américaine FX.  


Enfin, notre invité est l'historien du cinéma Jean Ollé-Laprune qui évoque pour nous la série documentaire Ciné Kino dédiée à l'histoire des cinématographies européennes et prochainement diffusée sur Arte. 

Antoine Jullien

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio. 


samedi 11 février 2017

Costa-Gavras, invité exceptionnel de Flashback


Costa-Gavras est l'invité exceptionnel du sixième numéro de Flashback. Le réalisateur de Z, L'Aveu et Missing revient pour nous sur sa riche filmographie marquée sous le sceau de thriller politique. Nous avons également évoqué ensemble ses films tournés aux États-Unis, sa relation amicale et professionnelle avec Yves Montand et son rôle de président de la Cinémathèque française. 

Le riche programmation de Flashback se poursuit avec l'intervention de Thierry Frémaux, le délégué général du festival de Cannes, pour Lumière ! L'aventure commence, une sélection de films restaurés par les inventeurs du Cinématographe.


Et nous ne pouvions pas passer à côté de La La Land, le favori des prochains Oscars, une célébration enchantée des grandes comédies musicales d'antan. Antoine Sire revient sur les fleurons du genre auxquels Damien Chazelle rend superbement hommage. 

Enfin, parmi les ressorties de février, nous parlons de Love Streams de John Cassavetes, Du Silence et des ombres de Robert Mulligan et Le Gouffre aux chimères de Billy Wilder, soit deux versants diamétralement opposés du rêve américain. 

Antoine Jullien

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio.

mercredi 25 janvier 2017

La La Land

 
En 2014, Mon Cinématographe avait rencontré un jeune réalisateur inconnu nommé Damien Chazelle (voir l'interview). Au festival de Cannes, il venait de présenter Whiplash qui avait fait sensation et qui remporta par la suite un énorme succès critique. Aujourd'hui, il est le cinéaste le plus prisé d'Hollywood, en passe de remporter son premier Oscar. L'objet de cet emballement ? La La Land, soit un hommage enchanté aux comédies musicales de l'âge d'or hollywoodien autant qu'une réflexion sur la notion d'artiste aujourd'hui. Une œuvre qui pourrait bien devenir un classique. 

Mia, une actrice en devenir, sert des cafés entre deux auditions. Sebastian, lui, est un passionné de jazz mais joue dans des clubs miteux pour survivre. Sur une autoroute de Los Angeles très embouteillée, le destin va réunir ces deux êtres. 

Emma Stone et Ryan Gosling

Cette séquence inaugurale où les deux aspirants artistes se croisent pour la première fois, voit une foule de danseurs en tenue colorée arpenter le bitume californien. Une référence évidente au cinéma de Jacques Demy qui a marqué le franco-américain Damien Chazelle depuis son enfance. La scène, filmée en plan séquence au milieu des voitures avec une virtuosité confondante, donne le La d'un film qui va sans cesse jouer sur l'idée du spectacle de la vie. 

La Cité des Anges, personnifiée par Hollywood, est le théâtre fantasmé d'une histoire d'amour qui démarre cahin-caha avant de s'envoler littéralement grâce à la musique et à la danse. Dans sa volonté de filmer les numéros musicaux à l'instar des grands maîtres avant lui, Damien Chazelle opte le plus souvent pour le plan séquence, donnant à ses deux acteurs l'occasion de s'exprimer comme ils ne l'avaient jamais fait auparavant. La scène où ils se retrouvent aux premières lueurs du jour sur les hauteurs de Los Angeles, entamant un joli pas de deux, illustre merveilleusement leur alchimie à l'écran. Ryan Gosling comme Emma Stone dégagent un charme fou, insufflant beaucoup de vérité à leurs personnages. 

 
Malgré la réussite plastique de l'ensemble et sa suprême élégance, on se demandait si Damien Chazelle allait dépasser cette réussite formelle, aussi manifeste soit-elle, et nous emmener ailleurs. Les saisons s'enchaînent et les beaux jours laissent place aux temps ombragés. Le film devient alors plus amer, les désillusions se succèdent, le berceau des rêveries se fissure face au réel. Damien Chazelle imprègne à son film une soudaine gravité et le transforme en un objet étonnement moderne, bien éloigné du simple hommage un peu passéiste auquel on aurait pu le réduire. 

François Truffaut proclamait que "le cinéma est plus important que la vie". Damien Chazelle raconte une histoire dans laquelle l'un et l'autre s’entremêlent magnifiquement avant un dernier numéro qui, s'il est aussi éblouissant que celui de Un Américain à Paris, finit par nous bouleverser. A l'image des très belles compositions de Justin Hurwitz (déjà à l’œuvre sur Whiplash), la mélodie qui l'accompagne nous transporte dans un état de douce mélancolie. La mélancolie est l'une des sensations les plus intenses que l'on peut vivre dans une salle de cinéma, et La La Land parvient à accomplir ce miracle. Merci, Mr Chazelle, de (re)donner au cinéma sa raison d'être. 

Antoine Jullien

États-Unis / 2h08
Réalisation et Scénario : Damien Chazelle
Avec : Ryan Gosling (Sebastian), Emma Stone (Mia), John Legend (Keith), J.K. Simmons (Bill). 

lundi 23 janvier 2017

Le 29ème festival Premiers Plans d'Angers

 
Le festival Premiers Plans d'Angers fête sa 29ème édition. Dédiée au cinéma européen, la manifestation a débuté le 20 janvier et se poursuit jusqu'au 29 janvier, proposant au public des avants-premières, des lectures de scénarios, des films d'école, des courts métrages et une compétition de premiers et deuxièmes longs métrages sous l’œil du jury présidé cette année par Lambert Wilson. 

Les cinéastes Luc et Jean-Pierre Dardenne sont à l'honneur à travers une rétrospective intégrale de leur œuvre en leur présence et celle des comédiens qui ont souvent tourné pour la fratrie (Jérémie Rénier, Olivier Gourmet, Emilie Dequenne...). 

L'Enfant de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Le festival propose également de se replonger dans le cinéma de genre italien des années 60-70 grâce à la programmation L'Altro Cinema qui donnera l'occasion aux spectateurs de voir ou revoir Le Grand Silence de Sergio Corbucci ainsi que des films nettement plus méconnus signés Sergio Solima et Umberto Lenzi. 

La thématique Face au pouvoir s’intéresse elle aux rapports de l’individu avec le pouvoir à travers une sélection riche et variée, allant du Dictateur de Charlie Chaplin à Enquête d'un citoyen au-dessus de tout soupçon d'Elio Petri en passant par Amen de Costa-Gavras que le cinéaste viendra présenter en terres angevines. 

Parmi les autres personnalités présentes durant la manifestation, citons Bertrand Tavernier, Pierre Schoeller, Emmanuelle Devos, Andrea Arnold et Cristian Mungiu auxquels des rétrospectives sont consacrées.  

29ème Festival Premiers Plans d'Angers du 20 au 29 janvier
Renseignements : http://www.premiersplans.org 

dimanche 22 janvier 2017

Interview de Thomas Kruithof pour La Mécanique de l'ombre

 
Le réalisateur Thomas Kruithof signe avec La Mécanique de l'ombre un premier long métrage prometteur qui plonge l'excellent François Cluzet dans les arcanes opaques des services secrets français. Il interprète un homme sans histoire qui, après un burn-out, se voit proposer par un mystérieux individu (Denis Podalydès, glaçant) de retranscrire des écoutes téléphoniques. Il va se voir alors confronté aux manipulations des agences de renseignement et des officines politiques. 

Si le film s'inspire de plusieurs affaires retentissantes (on songe notamment à celle des otages du Liban), Thomas Kruithof s'intéresse davantage à l'humain à travers le portrait d'un homme dépassé par un complot dont il peine à mesurer les conséquences.

Nous avons rencontré le réalisateur lors du festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule où le film était présenté en avant-première. Il nous en dit plus sur ses intentions et son amour pour le thriller d'espionnage. 

Antoine Jullien

France / Belgique - 1h30
Réalisation : Thomas Kruithof - Scénario : Thomas Kruithof et Yann Gozlan
Avec : François Cluzet (Duval), Denis Podalydès (Clément), Sami Bouajila (Labarthe), Simon Abkarian (Gerfaut).  

vendredi 13 janvier 2017

2017 à l'heure de Flashback

 
Depuis la rentrée, Flashback vous propose le meilleur du cinéma classique. Chaque mois, l'émission couvre l'actualité des films du patrimoine et des versions restaurées en compagnie d'Antoine Sire et de votre serviteur. 

Pour la première émission de l'année 2017, nous évoquons les un ans de la Cinétek (voir article), la nouvelle plateforme VOD dédiée aux films du XXème siècle dans laquelle les réalisateurs doivent établir une liste de leurs cinquante longs métrages préférés et les présenter aux internautes. Une excellente initiative encouragée par la présence de cinéastes illustres comme Jacques Audiard, Costa-Gavras, James Gray ou Park Chan-Wook. 

Le Roi de Cœur de Philippe De Broca ressort en salles le 25 janvier

Au menu également, les ressorties du chef d’œuvre de Murnau, Le Dernier des Hommes, du polar très eighties de William Friedkin, Police Fédérale Los Angeles, ainsi que le formidable mais relativement méconnu Roi de Cœur de Philippe de Broca, l'un des films les plus audacieux et personnels du réalisateur de L'Homme de Rio.

Enfin, nous avons interviewé par téléphone Laurent Mannoni, le commissaire de l'exposition De Méliès à la 3D - La machine cinéma qui se poursuit à la Cinémathèque française jusqu'au 29 janvier. Une belle occasion de parcourir plus d'un siècle d'inventions techniques et de défis technologiques, de la création du Cinématographe à l'utilisation de la caméra Technicolor en passant par la Steadicam et la réalité virtuelle. 

Antoine Jullien 

Flashback animé par Antoine Sire et Antoine Jullien, chaque 1er lundi du mois sur Séance Radio